Dans un futur lointain déserté par les abeilles, Jenny traverse les ruines d’un monde en quête d’un dernier souffle de nature. Les couleurs participent pleinement à cette atmosphère post-apocalyptique de mutations virales et d’environnement malsain : chaudes, précises, magnifiques, évoquant des éléments toxiques et nocifs. Cette BD met en scène des personnages qui démontrent que faire société est finalement la seule voie possible face à l’individualisme. Nous sommes dans un contexte d’aveu d’échec de la transition écologique et la preuve qu’il n’y a pas eu de décélération du capitalisme. Chaque détail est minutieusement pensé et Bablet maîtrise son récit, ne perdant jamais son lecteur. Écologique et politique, intime et épique, cette quête touchante porte malgré tout des messages positifs.
Olivier C.

